" Bien écouter, c'est presque répondre " Marivaux

Nous sommes un vendredi d'automne. Grisâtre, presque monochromatique, rien d'aguichant. Et pourtant, ce climat me plait. Il implique de ne plus sentir les coups redondants du soleil sur son crâne, pouvoir ressentir la douceur que nous apporte un vêtement chaud, ou autres petits plaisirs du même type. Oui, ce genre de ciel breton est reposant.
Je me rends compte qu'un nombre considérable de choses ont changer dans ma vie. Il me semble important de les faire partager à d'autres. Je n'ai jamais voulu m'étendre, empiéter sur l'espace vital des gens, mais un blog est un parfait compromis pour tout cela. Je ne te prends qu'une petite part de ton temps, et encore, il t'es à tout moment possible de clore cette lecture d'un clic. Quoi qu'il en soit :
Il semble avéré que certains, qui occupaient une place prépondérante dans ma vie, aient perdu de leur importance, les années passant. L'un parce qu'il change de manière étrange, et ou tous regrette celui qu'il était avant : néanmoins, changer est un choix, qu'il convient de respecter, sans forcément apprécier. Le deuxième, car l'hyppocrysie à profondément entacher nos rapports : je ne suis pas totalement blanc dans l'affaire, mais je reconnais mes torts. Lui, je ne pense pas. Il est donc impossible de suivre une relation viable à partir de la. La troisiéme, elle est partie il y a plus de quatre mois : je l'ai consciemment " virée ". On pourrait me juger péjorativement en entendant cela. Mais je ne ressentais plus rien de bénéfique dans ce lien. En fait, je ne ressentais rien de bon dans cette personne, aucune volonté de changement, une plainte incessante du présent, sans jamais un mot de sympathie. Au bout d'un an et demi, cela use.
D'un autre côté, des " nouveaux " ont débarqués dans ma petite existence, que j'accueille tout sourire et les bras ouverts, tels que Josselin, d'un certain point Juliette, d'un autre Tudal, ou même encore Romain ( n°3 ). Mais la plus importante est sans conteste Pauline. Lorsqu'un être humain vous fait un vrai, chaud sourire en vous voyant, qu'avec lui vous avancez conjointement par une entraide forte, qu'un certain vécu s'est déja formé, on peut parler d'une amitié naissante. De réelles " amitiés ", je n'en ai que trois, ou quatre. J'ai beau être fort proche de certains, je n'arrive pas encore à parler d'amitié.
Au lycée, la tendance à quelque peu évoluer également. Je me sens mieux, bien mieux. Il y a bien une certaine indifférence qui persiste, de la part de certains de mes camarades, mais je ne ressens aucun rejet de la part de la majorité. J'ai ouvert ma bouche, au lieu de m'écraser comme les années précèdentes, au délégué tout d'abord, puis à toute la classe ensuite ( même si peu ont lu le texte que je leur destinais ). J'ai peut-être exagérer pour certains termes, mais trop rhyme déja mieux que pas asser.
Tout simplement, je vais extrêmement bien ces jours-ci, si j'exclue le fait que je suis malade, et je lance un franc " Merci " à tout ceux qui contribuent au maintien de ma bonne humeur ;) .


humeur : analysable
photo : 'Cause she makes me happy
musique : Epica
" Bien écouter, c'est presque répondre " Marivaux

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 09:00

Modifié le lundi 09 novembre 2009 07:29

Votre joie me noue les entrailles

Ecoute attentivement. Ecoute la parole d'un fou, mais d'un fou lucide. J'ai envie de vous crier ma haine et mon dégout. J'ai envie de vous hurler vos quatres vérités, que vous puissiez vous jauger à votre juste valeur. Je veux bruler toutes vos convictions, étrangler vos aprioris, assasiner vos certitudes. Je veux instiller les germes de la tolérance dans votre âme, briser l'illusion que la société vous fait miroiter. Mais jamais vous ne me croirez. Et jamais vous ne souffrirez quelqu'un de différent. C'est dans votre sang autant que dans vos habitudes. Vous faites partie du troupeau bêlant, il suffit que l'on vous fasse croire que vous ayez une certaine liberté d'expression, ou même d'action, et vous êtes rassasiés. Ne comprenez vous-pas qu'on encourage le vice, au final ? Le plus grand " Dealer " de tout le temps, c'est le gouvernement. Les hommes politiques actuels feraient pleurer de dépit Léon Blum, ou même De gaulle. Moi je veux plus, bien plus que ce qu'ils nous promettent. Ce que je désire c'est une vie libre, affranchie de toi, de vous. Je veux être le plus seul possible. Quelques exceptions passent au travers du filet. Mais uniquement quelques-unes. Je veux une femme qui me glacera et me brulera tout à la fois, une femme qui sera aussi consciente que moi des choses. Une femme avec qui j'entamerais une longue danse gracieuse, ferait germer les prémices du bonheur. Je veux aussi deux ou trois amis. Mais je veux pas de ces grand repas ou ces " apèro " que les gens d'aujourd'hui semblent priser à outrance. Ces endroits qui ne sont, au final, qu'une occasion de parlez dans le dos d'autrui. Je veux aussi devenir scénariste, Travaillez avec mon imagination et ma créativité débordante, les juguler pour mieux les relacher, tisser de mon fuseau virtuel la trame d'un film qui restera pour longtemps dans la mémoire des gens. Je veux enfin un petit appartement, tout petit, car cela aide à privilègier les choses essentielles. Juste asser grand pour deux. Pour une histoire de sentiments brulants dans une vie d'artiste.
Mais cela, c'est déja en demander trop. Et c'est, en partie, me rendre compte que j'ai les mains liées qui me fait beugler ma rage. Passant cette digression, Revenons à vous, votre logique tellement simple et si écoeurante : Ce garçon semble peu bavard. Il s'asseoit souvent à l'écart. C'est donc qu'il n'est pas digne d'intérêt. Mais essairait-il de me parler ? Que me dis t-il ? Je n'entends rien, ce que dit celui de devant, celui à l'air bien plus sociable, est certainement plus intérressant. Et puis le lendemain, pourquoi m'assoir à coté de lui une nouvelle fois ? Après tout, je suis bien mieux avec des gens que je connais mieux. Cela ne vous fait rien, vous n'y attacher aucun importance, mais je prends parfois violemment ce dédain non dissimulé, a la maniére d'un uppercut psychique. Dans mes tentatives de dialogue, je suis déja plus méritants que vous, hyppocrites. Je n'attends que cela, m'ouvrir à vous. Parlez avec vous. Echangez avec vous. Mais finalement, ce " vous ", est-il si important ? Ce " vous " qui, à chaque plaidoyer pour la paix et la tolérance, approuve stupidement, mais lorsqu'il doit l'appliquer à sa petite vie rangée, c'est une autre affaire. Pour en finir, a la nevrotic explosion, sachez que désormais vous n'êtes plus rien, vous aussi. Vous êtes insignifiants. J'irais voir ailleurs, ça me changera. Ou j'irais tout simplement me trouver moi-même. En essayant de ne pas perdre en chemin ceux qui en valent la peine.

Je voudrais, par une bouffée prenante d'affection, nommer ceux à qui j'accorde ma confiance, rares et précieux : Emilie, Gaetan, Julia, Romain, Adrien, Pauline, Josselin, Tudal, Juliette. Merci à vous d'être la quand les autres seraient absents.


Humeur : Devinable
Photo : See my anger
musique : Winds of plague

 Votre joie me noue les entrailles

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 13:10

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 11:05

" La vérité à un coeur tranquille " Lao-tseu

Cette fois-ci, je vais faire quelque chose d'inhabituel : aucune structure. Je n'ai qu'une envie, c'est me lâcher, je vais donc le faire, et inconditionnellement. Je me sens horriblement seul. Autant que je peux être lunatique. j'ai remarqué qu'à part deux ou trois rares personnes, la plupart des gens sont ravis que je les appelle, mais ne semblent pas disposé à en prendre l'initiative. C'est un détail, ridicule, peut-être qu'il est puéril de m'attarder dessus. Mais j'ai comme une rage qui gronde au fond de moi, depuis deux heures, et ce sentiment la fait enfler, déborder par toutes les pores de ma peau. Et donc je parle tout seul. Je me pose les problèmes, les décortique jusqu'à la moelle, jusqu'à m'en rendre fou. Et je sautille, je marche dans tous les sens, j'arpente ma maison et son parquet usé d'un pas frénètique. Puis une envie soudaine me prend, je ramasse un baton, je me livre à un combat fictif face au terrible ennemi inerte qu'est devenu ma glissine. Je l'entaille, l'égorge, l'éventre, la perce de multiples fois, simule des coups d'estoc, de taille, plusieurs coups de grâce, mais elle se refuse à céder. Comme la masse de mes soucis, dans laquelle je sabre sans cesse, mais qui reste la, m'inposant une pesante présence. je m'arrête donc, conscient de la futilité, l'infantilité de mon geste. Je pousse un hurlement de rage impuissante. Puis voila l'heure de faire face à mes responsabilités, promener le chien, laver ses conneries de la nuit dernière, le nourrir, ranger la cuisine, vider le lave-vaisselle, étendre la machine. Bizzarement, alors que je recherche une certaine indèpendance, me retrouver avec tellement de choses à faire et à penser, en sachant que ma mère ne sera pas derrière pour vérifier le boulot, est une tâche considérable, même pour un court labs de temps de quatre jours. Je prends alors mon appareil à communiquer avec les gens malgré une distance conséquente, ou encore mon boitier cubique émetteur d'ondes, et je commets un acte plutôt réprèhensible, totalement puéril : je passe cette colère sur ma mère, lui impose mon mécontentement. Elle n'y comprend rien, pensant me faire plaisir en me laissant la maison. Mais cette solitude, dont laquelle je me délectait la veille, s'impose brutalement à moi. Couplé à tout ceci, j'ai un mauvais préssentiment. Je suis comme persuadé que ma relation avec la fille que j'aime n'à jamais été aussi fragile, Comme un bout de fromage fondu qui s'étire, encore et encore, jusqu'à devenir tellement ténu qu'on le voit à peine. J'en souffre et j'en rigole, comme si j'avais à la fois envie de rire et d'en pleurer, de rire de moi, de mes scénarios catastrophes que j'imagine sans cesse et qui me bouffent, et de pleurer de la clairvoyance, la lucidité qui s'en échappe malgré tout. Quoique, j'admets que je suis capable de me tromper avec elle. Je ne sais jamais quoi faire ou quoi dire, ou même quoi penser, à son sujet. Le sage omnipotent, en avance sur son âge et quelque peu pédant se retrouve dépouillé de tout bon sens et logique devant une jeune parisienne fantasque, débordante de vie, à sa façon tellement mature, et qu'il n'arrive pas à cerner. Même si au final, il ne trouve pas cela si désagréable ;). quoi qu'il en soit, j'ai toujours été très bon pour ressentir et percevoir les choses. Et toujours très mauvais quant il s'agit de les corriger par l'action. Je ne parle pas de couardise ou de lacheté, plutôt d'une angoisse perpétuelle, et d'une attitude souvent dirigée par le " oui, mais... ". Je musèle mes envies, mes émotions et mes sentiments, les cloitre, les force à assister à une messe ou mon esprit est le curé, et ou il leur martèle un sermon sonore, répétitif.
Nous sommes le lendemain. Je me suis totalement livrer à la fille que j'aime, lui exposant toutes les étranges peurs qui m'assaillaient sans raison. Pour une fois, mes émotions, mon ressenti pur, ont brisé la vitre de la raison, ont parler avec leurs propres mots. En faisant cela, je ne sais pas si j'ai fait une bêtise, ou si je me suis permis, au contraire, de me libérer de tout ça. Mais au fond, tout ce que j'ai pu lui dire est vrai, même si j'ai surement mal formulé mes propos. Très peu de gens se sont montrés réellement gentils avec moi. Depuis plus de six ans, j'ai été en butte aux moqueries, aux critiques d'autrui, à cette tendance à ne pas être pris au sérieux. Mes attitudes face à l'adversité ont été fort variés : La victimite, le repli sur soi, un mur de haine s'èlevant lentement mais surement, contre la gent féminine en particulier car elles étaient de mon point de vue les plus fourbes et cruelles. Puis la voie de la sagesse est arrivée alors que je tissais mes premiers réels liens avec les gens. De nombreuses réponses s'offrent à toi quand quelqu'un d'autre te fait du mal, intentionnellement ou non, par oral : le frapper, l'ignorer, s'en aller, pleurer, ou encore abonder en son sens en riant de soi même, lui enlevant l'opportunité de surenchérir. Je préfère la 3ème option, car tout en étant capable de fournir de bonnes réparties, ces pamphlets improvisés ne sortent que rarement. Partir soudainement, pour se poser seul dans son coin ou voir d'autres gens t'apparaissant plus sympathiques, est un compromis acceptable. Il permet à l'autre de contempler toute l'indiffèrence que tu éprouve pour ses inepties.
Bon, il semble que j'en ai terminé, pour le moment. Je te donne un petit conseil de mon cru, à savourer sans retenue : regarde " Oui, mais... " Avec Gérard jugnot et " le cercle des poètes disparus ". Ce genre de films fait un bien fou. A bientôt cher inconnu, la plume me sourit ces jours-ci.




Humeur : partagée
photo : Petit bout de soeurette que j'aime =)
Musique : anberlin
" La vérité à un coeur tranquille " Lao-tseu
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# Posté le vendredi 28 août 2009 16:18

Modifié le samedi 29 août 2009 22:37

" Une salle de concert vide sonne encore plus mal qu'une salle de gens à la cervelle vide. " Arnold Schoenberg

Il est tard. Je devrais dormir. Pourtant je me retrouve ici. Pour ne pas tomber dans de jolies petites phrases enjolivées, j'ai envie de me mettre à poil devant toi, cette nuit. J'ai envie d'exposer ma vie à nue, avec ses bons cotés comme ses mauvais, te crier à la face que Vincent n'est pas n'importe qui. J'ai également besoin de m'épancher sur ces cinq semaines particuliérement éprouvantes, vider cette oppression qui me tord la poitrine.
Les deux semaines qui ont suivies celle présentée dans l'article ci-dessus furent bien moins passionantes. Aller à la mer devrait être une source de joie, pourtant. Elle l'a été, pendant longtemps. Quant papa et maman étaient encore ensembles. L'époque de la joie et de la sincérité. Seulement maintenant, c'est différent. Maintenant papa à changé. Je ne sais s'il lira ces lignes, mais je m'en moque car je parle en toute franchise. Je me rappellerai toujours cette photo, que maman m'a montrée il y a 6 mois. Une photo de toi et moi il y a peut-être 9 ou 10 ans. On était sur la plage, tu me tenais dans tes bras. Avec mon air de gogole satisfait habituel, je ne détonais pas particuliérement, mais toi si, parce que tu étais vraiment beau, que tu dégageais une aura de bien-être et d'assurance qui ne pouvait que se remarquer. Crois le ou non, mais cette photo m'a tellement marqué que j'en ai pleuré. Tu me dis peut-être que c'est faux, que tout va bien, mais moi je sais que ce bien-être tu l'as en partie perdu. Je le ressens plus que je ne le vois. Je sais trés bien que je ne suis pas parfait. J'ai même des défauts fort gênants, comme cette perpétuelle étourderie et cette rébellion constante envers et contre toute contrainte. Mais j'ai aussi des bons cotés, et ceux-ci j'ai l'impression que tu ne les vois pas. De plus, on arrive pas à communiquer, il n'y à pas de compréhension mutuelle... Donc forcément je te trouve lourd, et toi tu me trouve chiant. Et on enfonce le problème encore plus loin. Le noeud de tout cela, c'est que je ne veux pas du mode de vie qui régit ton fonctionnement. Cela te parraitra peut-être étrange. Ou peut-être pas. De plus, l'altercation en fin de semaine est allée bien trop loin. Même si j'ai toujours trouvé les précédentes éxagérées, du moins de mon point de vue, il y avait toujours une raison valable. Et à cette occasion, absolument aucune. De plus, que tu approuves tout ces propos m'avait vraiment mis la rage. Maintenant, je suis calmé sans pour autant oublier, et je réfléchis à l'avenir. Mais je voudrais te le dire une fois pour toute, parce que ça me bouffe que tu en doute : Je t'aime papa, aussi fort que j'aime maman.
En addition à cette boule de frustration, une autre vient s'ajouter. Vois-tu, j'aime une fille. Une fille folle, imprévisible, mais une fille intelligente, hors-norme. Ce genre de personne qui peut ne pas plaire à tout le monde, mais qui au moins affirme sa personalité, qu'elle à d'ailleurs plutôt bien trempée. Hors cette fille vient de partir pour un mois au Pérou, et je n'ai absolument aucun moyen de la joindre. Elle me manque énormèment. Ce manque devient physique lorsque je suis au seuil du sommeil, ou tranquillement allongé. Je ne peux que l'imaginer collée contre moi, tenter de me rappeller l'odeur de ses cheveux, les courbes de son corps, le goût de sa bouche. Mais ce n'est pas le principal. J'ai surtout mal de ne pas pouvoir lui faire partager mes moments de joie, les musiques que je découvre, de la titiller constamment, de voir son beau visage faire la moue quant une de mes piques l'agace, de la voir elle même répliquer subtilement. Bizzarement, il m'arrive aussi d'avoir des sentiments conflictuels en pensant à elle. Parfois l'envie me prend de lui crier je t'aime et de l'enlacer tendrement, et soudain elle m'agaçe, je la repousse froidement mentalement. Tantôt j'ai envie de l'ignorer pendant des jours, tantôt je brûle de l'appeller, pour n'importe quoi, pour rien même, juste pour entendre sa voix. Mais ces temps-ci le vide s'étend, et des doutes s'installent. Et si je n'étais finalement pas grand chose pour elle ? Et si finalement je ne lui manquais pas, qu'elle se passerait trés bien de moi ? Ou si, au contraire, je tombais dans une sorte de masochisme spirituel en m'imaginant je ne sais quels scénarios catastrophes ? Des questions dont je n'aurais peut-être pas la réponse. Mais pour moi, la chose est claire. Il m'a fallu un bon mois, voire deux, aprés cette fameuse nuit pour m'en rendre compte, mais Julia Monti est et restera mon premier amour, volant bien plus haut que les petites " aventures " que j'ai connu jusqu'à présent. Et quoi qu'ils nous arrivent, je n'oublierais jamais ce brin de fille qui m'apporte de la lumiére dans ma vie bien solitaire.
Le moment fort de ces deux semaines fut la veille du départ pour Vannes. Il était à peu prés minuit. J'étais sorti pour dire au revoir à la mer. Je suis descendu dans la crique qui à vu défiler une bonne partie de mon enfance. J'ai planté mes pieds nus dans le sable mouillé, senti l'eau venir me lécher doucement les chevilles. Puis j'ai fait le vide en moi. J'ai expulsé de mon esprit les bonnes choses comme les mauvaises. J'ai réussi jusqu'à chasser Julia de ma tête pour un petit quart d'heure. Je peux affirmer que ce court moment, sous un clair de lune et la froide morsure de l'eau, fut un des plus paisibles de mon existence.


" I'm just sitting in my car and waiting for my girl "
hypnotize, system of a down


humeur : tendue
photo : un peu de sérénité ne fait pas de mal
musique : edguy
" Une salle de concert vide sonne encore plus mal qu'une salle de gens à la cervelle vide. " Arnold Schoenberg

# Posté le dimanche 02 août 2009 06:56

Modifié le samedi 29 août 2009 21:00

" La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions ". Martin Page

Etrangement, j'arrive à reprendre la plume lors d'une matinée de grisaille, chargée de relents orageux et pluvieux. Des tas de gens détestent la pluie. je l'ai quant à moi toujours apprécié. Comme si elle me lavait de mon malaise quotidien, m'apportant une certaine libération.
Mon retour au clavier s'explique aussi par l'intense affluence d'émotions de cette semaine. Mon début de vacances fut partagé. J'ai passé les trois premières semaines à stupidement végéter sur mon ordinateur, ayant parfois des élans de bon sens en allant courir, faire un Tennis, ou simplement voir des gens. Je m'en veux d'ailleurs un peu pour cela, car j'ai pris mon bac de Français par dessus la jambe, étant convaincu d'avoir les connaissances nècessaires pour passer outre le labeur. J'aurais dû me forcer. Relire les choses que j'étais certain de connaitre par coeur, trouvant ceci ridicule sur le moment, mais me bénissant le jour de l'examen. J'aurais peut-être aussi dû éviter de veiller jusqu'à quatres heures du matin la veille de l'oral. J'aurais dû, mais maintenant je sais. Je pense être prêt à attaquer la classe supérieure dans deux mois, et ceci à pleines dents.
Je suis néanmoins satisfait d'une chose : ma rencontre avec Tudal ( of Breizh ;) ), car je trouve en ce bonhomme attypique quelqu'un d'intèrressant, avec qui j'échange sans aucun Tabou, et qui est à même de me comprendre, du fait de nombreux point communs et d'un solide vécu. Surtout ne change pas, car des gens comme toi ne se trouvent pas à tous les coins de rue.
L'ultime semaine en question de ce premier mois de vacances est exclusivement consacrée à trois personnes : mes grands-parents et Julia. Je suis heureux de revoir ceux-ci, car un long moment s'est écoulé depuis ma dernière réelle visite à Paris, si j'exclue le passage en coup de vent des vacances de Pâques. Quand à la troisiéme... Je commense à saisir la vraie valeur du mot " aimer ", que j'usais à tort et à travers auparavant. Car aimer quelqu'un prend un sens très étendue avec elle : titiller constamment, échanger nos goûts, nos passions, se mettre à rire pour des banalités, parfois même se confier. Finalement, la personne que l'on aime reste une de nos meilleures ami(e)s : la dimension du désir se trouve être le seul changement, même s'il est important. Demain est déja la derniére journée ou je la revois, avant un très long moment. Dure nécessité, me laissant une grosse boule persistante dans l'estomac. Mais ma vie étant en général fort amusante, cela ne va pas m'empêcher de profiter pleinement de mes vacances.
J'ai bien d'autres choses à te narrer, mais il convient d'en garder certaines pour les deux mois restants. Je te souhaite donc une bonne soirée, et t'embrasse ou te serre la pogne selon l'usage.



" Who will trade his karma for my kingdom ? "
Kamelot


Photo : Parce que j'ai réussi à t'avoir x)
Humeur : Enjouée
Musique : Gotthard
" La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions ". Martin Page

# Posté le mardi 30 juin 2009 10:38

Modifié le dimanche 02 août 2009 07:07

" La religion existe depuis que le premier hyppocrite a rencontré le premier imbécile " Voltaire

Pas grand chose à mettre sur le papier cette semaine. Légère tendance à un meilleur regard sur ma classe. Du moins, j'arrive maintenant à presque en " apprécier " quelques-uns. Enfin, j'ignore si le commentaire que j'ai reçu hier était ironique, sincére, ou les deux. Mais mes principales préoccupations sont ailleurs.
Tout d'abord, elle me manque, terriblement. J'ai encore cette nuit dans la tête, et ai une envie brulante de la revoir. Le 22-23 mai arrive bien trop lentement à mon goût. De plus, rien n'est sur. Le rôle de Gaetan en amphitrion est sévèrement compromis. En bref, c'est moi qui m'y colle. Et pour cela il nous faut la maison. Et pour cela il me faut plus de 10 au D.S de maths. Semble réalisable, car j'ai eu l'impression de faire une copie de qualité, mais dans la vie rien n'est certain. Stress conséquent, donc.
Mon année m'inquiéte sérieusement. Je ne regrette rien, car j'ai rattraper le temps perdu au collége. J'ai retrouvé le syndrome du bonheur et de la joie. Mais ce fut au détriment de mon travail. Il en découle donc mon 8,5 de moyenne générale au premier trimeste, augmentée de 0,7 point au deuxiéme, ce qui est ridicule. Mon troisiéme trimestre décidera. Je ne m'en sors pas trop mal pour l'instant, mais la moindre mauvaise note me ferra plonger. Je n'ai le droit qu'à un sans-fautes.



Je termine cet circoncit compte-rendu par mes musiques du moment, qui j'espére te plairont.






Humeur : Sur son nuage
Musique : Ci-dessus.
Photo : J'aime faire de drôles de têtes à deux heures du matin
" La religion existe depuis que le premier hyppocrite a rencontré le premier imbécile " Voltaire

# Posté le vendredi 01 mai 2009 07:24

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 07:12

"Je n'aime point Dieu car je ne le connais pas, ni mon prochain car je le connais " Montesquieu

Grosse boule dans le ventre cette semaine. Deux personnes me trottent dans la tête. Toutes deux féminines, possédant quelques points communs : belles, connues dans un court mais intense labs de temps, sentiments puissants éprouvés. La différence provient de ce qu'elles m'ont apportées. Un ange à coté d'une succube. Cela parrait puéril d'étaler ma vie, pourtant j'ai la sensation que cela me soulagera, m'enlèvera cette nausée.

J'ai aimé deux fois. La première naivement, la seconde passionément. Et cela s'est toujours soldé par une souffrance énorme. Ma première date d'il y a un peu plus d'un an. Nantaise, un peu lointaine mais l'euphorie qui m'habitait n'y prêtait pas attention. La premiére fille avec qui j'allais "sortir". J'ai passé une journée qui m'a paru parfaite en sa compagnie, jusqu'à ce qu'elle casse, à peine deux jours plus tard. Etant donné que j'ai un passé... tumultueux, cela n'a pas été loin de me mettre à genoux. J'ai su malgré tout passer au travers. L'année qui suivit vit naitre deux aventures, peu marquantes au demeurant. Ce labs de temps fut surtout important car il vit naitre un changement progressif en moi. Je deviens plus fort, plus mature, perd le syndrome de la victime. Même si je m'isole toujours de la plupart des gens, ma vie sociale est dorénavant bien remplie, confiance en moi et en mes capacités, possède un style qui m'est propre. En somme, la gent féminine s'éloignait progressivement de mes occupations. Jusqu'à il y a trois semaines. Rencontre par Internet également, mais, malgré son empressement j'étais rester neutre, voulais la rencontrer avant de parler sérieusement de quoi que ce soit. J'ai fini par la voir, le lendemain d'une soirée entre amis, bizzarement sans grande répercussion du manque de sommeil. Deux heures plus tard j'étais presque amoureux. Elle était magnifique, souriait, me disait aimer être avec moi, mon odeur, ma présence. Premier baiser. Nombreux autres. Aprés-midi empreinte de douceur et de folies, du genre à s'arrêter au milieu d'un passage piéton pour laisser libre cours aux sentiments. S'ensuivit une heure chez moi, de tendresse et de carresses, de promesses pour l'avenir. Elle m'a dit de nombreuses choses, voulait pas partir, même qu'elle m'aimait, tiens. Les meilleures choses ayant une fin, l'instant de se quitter devient plus pressant, et l'on s'écarte, des étoiles dans les yeux. Mais ce fut pour recevoir le lendemain un sms énigmatique, ou elle rompait notre éphèmère liaison sans m'en donner la raison. Encore eu mal. Devenu léthargique pendant plusieurs jours. Ne comprenais pas, cherchais mais me heurtais à ce mur de silence. Une des mes rares qualités est de respecter les sentiments d'autrui, quels qu'ils soient, en n'importe quelle circonstance. Je n'ai donc pas cherché à m'aggriper à une situation révolue. Enfin, je ne saisis toujours pas. Et je crois que je ne saisirais jamais ce qui a pu se passer.
Il y a deux semaines, Emilie a donnée une fête pour son anniversaire. Mon esprit se torturant encore avec cette histoire, j'en avais bien besoin. Aprés moult danses et délires en tout genre ( je vous citerai Manu et son petit joujou, le travestissement forcé des Rennais, ou encore l'état d'ébriété complet de Stephanie), je passais une bonne partie de la soirée en compagnie d'une amie à elle. Rien de sérieux en tête, cela aurait pu ne pas aller bien loin. Mais en à peine quelques heures, tout s'est étrangement accélérer. Vers deux heures du matin, nous avons finalement accomplis ce rituel, auquel chaque adolescent finit par passer. Ma pensée n'est pas difficile à saisir. C'était bon. Doux. Parfait. Une première fois, en somme. Je ne remercierai jamais asser Emilie, pour m'avoir permis de réaliser cela. Et surtout Julia, car elle m'a apporté quelque chose d'unique dans un moment ou j'en avais bien besoin. D'ailleurs je ne regrette rien, toi non plus : c'est tout ce qui compte. Espére d'ailleurs vous revoir toutes les deux prochainement, à Rennes cette fois-ci.
Pour ce qui est des notes, La stabilisation commence à s'enclencher. Je me maintiens péniblement au-dessus de la moyenne en Sciences de la vie, remonte à pas lents en Maths et en Physique-Chimie, les autres matiéres se portent bien, du moins si je compare aux mois précèdents. Malgré tout, mon année est toujours en péril, et les prochaines notes seront décisives. Me faut la moyenne partout, assaisoné d'un douze ou plus dans un gros coefficient. Avec cela, je pense être hors de danger.
Enfin tout chose ayant une fin, tu me vois dans l'obligation d'abbréger cette infernale description, car je nécessite de manger, préparer mes affaires de sport, et relire mon français, une interrogation se profilant. Au plaisir. Du moins si tu as surmonté l'ennui procuré par la lecture de ce texte baclé.



" Mieux vaut vivre un jour comme un Lion que cent ans comme un mouton "
proverbe Italien


Humeur : Dure à définir. Mitigée.
Photo : être travesti par quatre excitées mérite d'être immortalisé (; .
Musique : Motorhead
"Je n'aime point Dieu car je ne le connais pas, ni mon prochain car je le connais " Montesquieu

# Posté le vendredi 24 avril 2009 06:22

Modifié le vendredi 15 mai 2009 07:16

" Never compromise. Always the difference beetween us " Watchmen, Rorschach

Il semble que mon esprit ait produit un monologue à l'insu de mon plein gré afin de vous démontrer l'élasticité de la langue française dans une phrase vide de sens si ce n'est de présenter à toi cher lecteur la possibilité longitudinale de cet enchainement de mots n'ayant qu'un rapport confus entre eux et pouvant fort bien être rallongé encore et encore à l'intèrieur même de ce carré blanchâtre n'ayant pour seule fonction que de rendre ce texte visible à tes yeux et pour ma part à exprimer mon ressenti et te présenter dans l'objectivité la plus totale les journées constituant la luminescence de ma passionante existence.


Journée de mercredi plutôt bonne. Passer deux heures à bosser le Français chez Sylvan. S'ensuivit une après-midi empreinte de flemmardise, dans l'absolu agréable. Bouquet final : cinéma avec mon père. Etant donné que la dernière fois remonte à 3-4 ans, cela avait de quoi faire plaisir. Petite information : s'il est dans votre intention d'aller voir " Prédictions " avec Nicolas Cage, je vous le conseille. Vous devriez beaucoup rire sur la fin. Revenu, je réveille l'ordinateur, regarde mes messages, mes commentaires, puis, curieux de tomber sur quelqu'un d'intérressant, Fais une recherche départementale. Ricanement. Le sexe féminin est fort mal représenté ce soir. Quant au masculin... Je n'en parle même pas. Petits fashions, minuscules poufiasses, promesses d'amitié insipides, phrases sans intérêt, fautes d'ortographe à tout bout de champ. Peuvent très bien se montrer mielleux avec toi, si c'est pour mieux te faire souffrir ensuite, armés de leur sournoise mesquinerie. Je crache sur leur mode de vie. Il m'arrive peut-être d'être complètement stupide, de m'empêtrer dans des bourbiers sans nom, mais je ne me suis jamais montrer méchant envers quelqu'un, n'ai jamais fait mal intentionellement. Et, pour cela, je hais et méprise notre génération. Lorsque je foule du pas les pavés d'une rue commercante, lorsque je me retrouve au centre d'une foule oppressante, la colére m'envahit. Peut-être pour rien. Peut-être que je me trompe, que les gens ne sont pas si mauvais, que mon collége ne fut qu'un mauvais cap, et non une expérience durable de la vie. Mais la possibilité est-la. La liste des personnes que j'exclue de ce lot s'amenuise. Mon rempart mental est de nouveau actif. Espère qu'il s'en ira bientôt, mais pour l'instant je ne peux plus baisser ma garde. Plus personne ne me ferra souffrir comme ça. J'en fais le serment.

Encore deux jours avant Emilie... Toujours pas acheter de cadeau. Oubli gênant. Il faut dire que mes nuits ne m'aident pas. Deux d'affilée peuplées de cauchemards. La dernière passée à jouer, pouvait pas dormir à force de penser à elle. Cela m'a presque rendu fatigué. Endurance s'amenuise. Gênant aussi. Guillaume I need a sport day. Sur ce je m'arrête d'un coup sec, car j'ai un rendez-vous à ne pas manquer.


I'm the blue dabedibedou



Photo : Rictus indéfinissable.
Humeur : Fatigué.
musique : Marylin Manson
" Never compromise. Always the difference beetween us " Watchmen, Rorschach

# Posté le mercredi 08 avril 2009 17:38

Modifié le vendredi 28 août 2009 19:02

" Save the planet... For what ? " Babylon A.D

J'ai constater que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les ombres du passé montrent au stylo la direction
La colére et la galére sont des sentiments productifs
Qui donnent des thémes puissants, quoiqu'un peu trop répétitifs

Grand corps malade




Je vis une situation plutôt étrange. J'ai passer un Dimanche atroce. Une des pires journées de mon existence, une accumulation de galéres sans nombre, suivie d'un lundi zombifique, ou j'ai passer la journée à végéter, oublier mes soucis en me noyant dans magic avec Grand Mushroom, et, enfin, cloturer ma journée en regardant trois films d'affilée, finissant par me coucher a deux heures du matin, vidé de mes batteries. Charmant début de vacances, au final. En opposition totale avec vendredi soir et samedi, suite ininterrompue de kiffs en tout genre. En la matiére, Ce mardi se situe exactement au milieu. D'une part, je rumine encore sur le scénario incompréhensible de ce qu'elle a fait samedi puis dimanche. D'autre part, je passe de bons moments avec ma petite soeur et mon père, ce qui me clarifie quelque peu l'esprit. Je n'ai, pour l'instant, qu'une envie majeure, être à l'anniversaire d'Emilie, couplée à une autre, plus récente : rencontrer Juliette, car je découvre en elle une personne intèrèssante, a l'écoute d'autrui, et tout simplement très sympathique. Sur ce l'inspiration me fuit à longs jets ( Oh shocking, une allusion obscéne ), je finis donc par ce texte fait à la va-vite retraçant précisemment ma philosophie vitale. Ce genre de monologue intèrieur auquel je m'accroche dans mes moments les plus sombres.


" On peut se demander le sens précis de ce qu'est la vie. Il y a un nombre considérable d'analyse de gens bien plus intelligents que moi sur celle-ci. Pour moi, elle est simple : elle est ce que nous décidons d'en faire. Il n'y a pas de fatalité. Il n'y a pas d'impossiblité. Notre liberté de modeler notre existence est absolue. J'ai choisis de positiver. Profiter de chaque instant qui le mérite. De nombreux exemples me viennent à l'esprit pour imager ma vision des choses : Se concentrer pour ressentir toute la douceur d'un lit juste avant de dormir, s'installer confortablement dans le siége d'un bus les écouteurs aux oreilles, Fermer les yeux et ressentir l'eau sur son corps en se douchant, savourer la tiédeur douceatre que procure un vêtement chaud. Tout ces petits plaisirs permettent de supporter les rigueurs que l'existence nous apporte inmanquablement. Même si, comme tout un chacun, il m'arrive de déprimer, je n'oublie jamais cet extrait d'une chanson de Grand Corps Malade, que j'admire pour ses textes remplis de sens et de simplicité : " Je me sens pas le plus chanceux, mais c'est pas moi le plus à plaindre, et j'ai compris les régles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre, alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs, moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleurs ". Car il a raison. Car la vie, au final, c'est beau. Que c'est une succession de petites joies et de petits coups durs, et qu'on à le choix de leur donner plus ou moins d'importance. Pour conclure, ne peut-on pas dire que le bonheur est partout ? ".



Photo : Narcissique au point d'exhiber ses protubérances pédestres.
Humeur : Agréable, tout compte fait.
Musique : Grand Corps Malade
" Save the planet... For what ? " Babylon A.D

# Posté le mardi 07 avril 2009 16:41

Modifié le vendredi 10 avril 2009 09:42

" It's a Joke. All is a Joke " Watchmen, the Comedian

" Rorschach's journal. October twelth. 1985. Dog carcass in alley this morning, tire tread on burst stomach. This city is afraid of me. I have seen its true face. The streets are extended gutters, and the gutters are full of blood. When the drains finally scas over, all the vermin will drown. The accumulated fitlh of all their sex and murder will foom up about their waists, and all the whores and politicians will look up and shout " Save us ". And I'll whisper : " No ".



Week-end d'il y a une semaine tranquille. Revu Watchmen samedi dernier. Pour le reste, parlotte, musique. Un peu de bosse pour changer de l'ordinaire. Pas beaucoup bouger : toujours ce manque de sport. Sais pas ce qui m'arrive, perdu le goût pour l'effort. Me sens plus bien dans mon corps. Vais m'y remettre. Vis beaucoup trop dans ma tête. Besoin constant de nourriture intelectuelle, de m'amuser avec ma tête, de stimuler mes connexions neuronales. Sur ce, j'ai maintenant envie de parler de mon principal centre d'occupation. Je parle evidemment du virtuel.

Cette passion remonte à mes débuts de collége. Devant le rejet des autres, et donc de la réalité, il me fallait trouver un substantif, un moyen d'apprécier quelque peu ma vie. Ce fut l'ordinateur. Ce fut les jeux. Ce fut les livres. Ce fut tout ce qui touchait a s'évader de la réalité, trop dure et acide. Depuis les temps ont changés. Mais la passion est restée. Je ne peux m'empêcher d'y plonger. C'est aussi un reméde. Le seul qui fonctionne quant tout va mal. Rien n'est plus reposant pour moi qu'une nouvelle énigme à résoudre, qu'une réflexion pour déterminer quelle stratégie appliquer, qu'un bon livre, qu'une belle histoire, qu'une partie de Magic entre amis. Mais, surtout, rien n'est plus apaisant que la musique. Nulle chose ne panse mieux les plaies d'un esprit tourmenté que des sonorités musicales, qu'une chanson qu'on aime, qu'un rhytme entrainant, qu'un fredonnement que l'on émet instinctivement. D'un autre coté, cette addiction isole. Son seul coté négatif. Mais c'est presque ce que je souhaite. J'ai l'impression que les gens, hormis de très rares exceptions, ne finissent par m'attirer que des ennuis. Presque tous ceux que j'ai aimé, que ce soit amicalement ou amoureusement, en on soit profiter pour abuser de moi, soit piétiner mes sentiments. Au final, l'envie me quitte. Je ressens encore quelque chose pour une fille, sentiment que j'aimerais ne plus éprouver, mais je suis fatigué de souffrir de tout cela. Je suis fatigué de vous, de vos mesquineries, de vos futilités. Ces jours-ci je suis empli de fatigue.



"L'amore es un herba spontanea, no una pianta di giardina." There words are lies. I just think love is a fucking joke. And I got reason.



photo : Equivoque.
humeur : Mauvaise.
musique : The Offspring
" It's a Joke. All is a Joke " Watchmen, the Comedian

# Posté le dimanche 29 mars 2009 16:25

Modifié le lundi 13 avril 2009 06:51